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RIF TOURISME : Culture et Tradition
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ARDTR

  • Association Rif pour le Développement du Tourisme Rural (ARDTR)
    Adresse : 25, Rue Ibn Batouta 3ème étage. Al-Hoceima - Maroc
    riftourisme@yahoo.fr
    Tel / Fax : 039.98.18.33
    GSM : 067.14.05.80

Les Projets en cours

  • 1 : Promotion des activités économiques et éco touristiques au Parc National d’Al Hoceima »

    2:Formation professionnelle en tourisme rural Partenaire

L’AGRICULTURE

L’agriculture bour (en sec) est la prédominante dans le Parc National d’Al Hoceima, où les céréales occupent 70% de la superficie agricole. Le reste se divise entre des plantations des arbres fruitiers et légumes (dans des zones irriguées). Le système de production agricole est un système mixte à base de céréaliculture et d’élevage extensif ovin caprin, où les arbres fruitiers (l’amandier, le caroubier, l’olivier, la vigne, le figuier, le grenadier, le prunier…) sont plantés sur les parcelles les plus proches du finage du douar. Les agriculteurs continuent à utiliser des techniques traditionnelles dans toutes les phases de production et l’agriculture ne couvre pas toutes les nécessités alimentaires des familles.


LE HAGOUZ OU L’ANNÉE NOUVELLE BERBÈRE

C’est la célébration de la nouvelle année Amazigh ou berbère, qui se correspond au 13 janvier du calendrier grégorien. L’origine de la festivité remonte à l’année 950 A.C quand le chef berbère "Sheshonq" est arrivé au trône de l’Egypte en fondant la XXII dynastie. L’objectif de cette célébration est de demander aux forces divines : prospérité, fertilité et abondance dans les récoltes de l’année.

Dans cette festivité le repas est abondant et variée : Sfenj (beignets), Hatita (creps), Thimoyaz (orge mouillée et pain au four).

On effectue en outre le rite de sacrifice auquel ils assignent des vertus prophylactiques. La majorité des familles égorge un poulet ou un lapin. Le soir les enfants marchent par les maisons en chantant et en demandant de manger, et à la fin ils distribuent entre tous ce qui ont réunis.


LA CÉRÉMONIE DE L’APPEL DE LA PLUIE (TUTHRA UNZAR)

Dans la religion islamique il y a une prière spéciale pour l’appel de la pluie qui porte le nom « Salat al Istisqae » à travers la quelle les musulmans demandent la pluie et la clémence à Dieu.

A côté de ce rituel, purement islamique, le patrimoine Amazigh a conservé dans sa mémoire un autre rituel, plus ancien, de la fête de l’appel de la pluie.

L’origine de cette coutume est une légende qui parle d’un roi de pluie appelé « Anzar ». Ce roi est tombé amoureux d’une fille qui avait l’habitude de prendre un bain dans la rivière et le dit roi voulait la prendre avec lui au ciel et partager avec elle ses richesses et ses pouvoirs. Mais la jeune fille a refusé sa demande et « Anzar » pour se venger d’elle, il a fait sécher toutes les rivières et les puits. Dans cette situation critique, la population a demandé à la fille de se soumettre au désir d’« Anzar » pour que celui –ci renonce à sa vengeance.

La jeune fille a fini par accepter de sacrifier sa vie pour la survie de son peuple. Ainsi la jeune fille a crié au ciel : « Oh Anzar, Oh Anzar, laisse l’eau couler de nouveau dans la rivière et viens prendre ta revanche ! ». Au même instant, le roi de la pluie est apparu sous forme d’une immense éclaire, il a pris sa fiancée et l’eau est revenue à la rivière.

Le rituel de l’appel de la pluie est une représentation de la légende d’« Anzar ». Une fille, qui va devant un groupe de jeunes, elle prend dans sa main une « Thfara » (pelle qui sert à mettre le pain dans le four) et la revêt des vêtements d’une fiancée récemment mariée, symbolisant ainsi le convoi nuptial. Le groupe des jeunes chantent des invocations à « Anzar » et passent par les maisons du douar en sollicitant des aliments (pain, œufs, figues …). En fin ils vont au marabout le plus proche pour distribuer entre eux tout ce qu’ils ont réussi à collecter.


LOUZIÂA

“Louziâa” c’est une forme de coopération et d’union entre les habitants d’un douar. Il implique la volonté de participation et de bénéfice par l’achat commun. L’avantage le plus important de cette activité c’est la réduction des charges familiales. Les villageois expliquent « Louziâa » par un accord entre les habitants d’un douar pour acheter quelque chose par exemple un taureau. L’accord consiste à partager le travail et les charges du taureau entre le nombre des participants, de cette manière on parvient à réaliser des bénéfices pour tout le monde. Les paysans ont l’habitude de procéder à « Louziâa » dans les fêtes religieuses, surtout pendant la Nuit Sacrée (la vingt-sixième nuit du Ramadan) et la fête de Aid al Fitr (la fin de Ramadan).

Les paysans ont l’habitude de convenir à "Louziâa" dans les fêtes religieuses, surtout pendant la Nuit Sacrée et la fête d’Aid al Fitr (la fin de Ramadan). RAMADAN

Pour l’islam, le Ramadan le neuvième mois de l’année lunaire, pendant lequel les musulmans doivent jeûner du lever au coucher du soleil pour commémorer la révélation du Coran. Cet acte de foi, le siam, est un des cinq piliers de l’islam. Durant cette période d’abnégation, toutes nourritures et boissons sont proscrites, y compris l’eau, ainsi que les rapports sexuels. Les enfants n’y sont pas tenus. Les malades, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes qui voyagent n’y sont pas soumis, mais ces derniers doivent nourrir un nécessiteux pour chaque jour de jeûne non respecté. Pendant tout ce mois, les musulmans cherchent à développer leurs relations avec Allah, à méditer le Coran, à prier et à être généreux avec les pauvres. La fin du Ramadan est marquée par une fête appelée l’Aïd al-fitr où l’on s’échange des cadeaux et où l’on porte de nouveaux vêtements. LAYLAT AL KADR

C’est la nuit dans la quelle Dieu a révélé le Coran au prophète Mahoma, dans cette nuit les anges descendent du ciel et les croyants font la prière durant toute la nuit.


LE PREMIER JOUR DE LABOUR « AARED »

C’est la fête d’inauguration de l’époque des labours. Dans ce jour on invite les autres membres de la famille, les enfants et les parents se réunissent autour des mules qui vont labourer la terre. Ces mules sont attachées entre elles par le cou avec des bandes du palmier nain sorti de la végétation sacrée du sanctuaire. Après en découpe un pain sur la charrue et chacun prend sa part de ce pain même les mules qui vont tirer la charrue mangent de ce pain. On distribue aussi les figues sèches et des fèves. L’objectif de ce rituel est de souhaiter une bonne récolte. Les fèves et les figues sèches symbolisent l’abondance.


TOUIZA

C’est l’union d’un groupe de personnes, appartenant au même douar, pour s’aider dans certains travaux, surtout dans le domaine agricole, et se base sur le travail collectif de tous les habitants de ce douar. On la considère un travail de coopération entre les membres d’une tribu puisqu’il y a prédominance de l’union et de synergie entre eux. Une personne se charge d’organiser ces types d’activités qui se différencient selon la nature de la production et le travail réaliser.


Les différents types de Touiza

- Touiza de culture, récolte et de battage.
- Touiza de construction.
-  Touiza de récolte et de concassage des amandes.
- Touiza de fabrication des produits artisanal, surtout des chapeaux de palmier nain.

Dans le cas de l’agriculture, l’organisateur de Touiza réunit les agriculteurs du douar (hommes et femmes) à l’époque des récoltes, ces derniers viennent accompagnés du matériel nécessaire pour le travail et l’organisateur de Touiza se charge de préparer le repas pour tout le monde. Le jour de Touiza, c’est une occasion de fête, surtout pendant le dîner, les jeunes filles s’amusent en dansant et en chantant la poésie rifaine (Izaran).C’est aussi un lieu de rencontre entre les jeunes pour échanger des nouvelles et des connaissances.


ZAOUIAS

La Zaouia Hassouni de Adouz

Située dans le douar d’Adouz (à 8 km au nord de Rouadi centre). Son fondateur El Haj Ali Abu Hassoun, descendant d’Abu Bakr Essaddik ami et camarade du prophète Mahomet, était un « Cheikh » (enseignant de la religion) qui enseignait la religion et le Coran aux différents visiteurs de la zaouia soi de douar où des alentours. Dans cette époque Adouz était le pole spirituel et religieux de la tribu de Bokoya, beaucoup des étudiants venaient de toutes les régions du Rif pour assister aux leçons religieuses reparties par le Cheikh. Après sa mort ses élèves ont poursuit ses pas en développant le mouvement religieux dans la tribu de Bokoya. La Zaouia datait de XII siècle contient une mosquée et un sanctuaire (Le tombeau de Cheikh Ali Abu Hassoun et son fils). Les gens du douar entre eux s’engagent de maintenir ce site historique qui peut être visité par des touristes locaux et étrangers pour découvrir l’ancienne histoire de Rif. ZAOUIA

La Zaouia est un groupe religieux constitué par des hommes qui cherchent à pratiquer la religion surtout les prières et les rituels religieux d’une manière sophiste. Le soufisme recherche l’amour de Dieu et l’union mystique avec lui au moyen de la contemplation, la méditation, la pureté, l’ascèse et finalement l’extase. Ce groupe est dirigé par un chef spirituel nommé « Cheikh ». Ce lui ci est le représentant du groupe devant autres Zaouias et autres douars. La zaouïa est une véritable institution. C’est autour d’elle que s’ordonne un peu la vie de la région : lieu de prière, de Dikr (rituel de litanies particulières à chaque zaouïa, à chaque ordre religieux), on y dispense aussi un savoir religieux, et en premier lieu, l’apprentissage du Coran. Mais c’est là aussi que se règlent les conflits, petits et grands, qui surgissent au sein de la communauté, que s’organisent les travaux communs dans les champs etc. La Zaouia peut être aussi une auberge pour les étrangers, les indigents et les pauvres qui entrent au douar de passage, ils peuvent se loger durant une période définie avant d’abandonner le douar.